Répondre à un commentaire du billet « 3 raisons d’adopter l’orthographe rectifiée »

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Soumis par DUFOUR Christian le 3 décembre 2025 à 16 h 09

Une langue est un être vivant affirmait Victor Hugo. Tout le mode sait qu'elle évolue. Le moteur de son évolution est l'inconscient collectif langagier qu'il faut toujours respecter. Depuis l'imprimerie de Gutenberg l'orthographe a eu tendance à se fixer alors que la langue orale a poursuivi ses changements phonétiques. Mais l'inconscient est intervenu dans la mise en graphe des mots : le mot "poids" est né d'un imprimeur qui a cru que l'étymologie de ce mot était "pondus" alors qu'il s'agissait de "pesum". L'Académie française a finalement accepté ce d supplémentaire et l'on peut dure que l'inconscient collectif des académiciens fut en accord avec celui de Robert Estienne. Lacan avait bien compris la primauté du signifiant sur le signifié et a inversé l'algorithme saussurien en s/S soit signifiant/signifié. L'arbitraire des mots n'est qu'une illusion saussurienne : tous nos mots sont devenus des rébus littéraux chargés de faire une caricature symbolique des référents par deux ou trois de ses caractéristiques saillantes. Ainsi dans le mot "poids" est inséré, grâce à l'inconscient de Robert Estienne, le submorphème "od" qui évoque seulement deux sens : l'onde et/ou la masse. Il était donc parfaitement logique d'inclure ce "d" dans "pois" car la masse participe bien à la définition du poids. Alors merci, respectez l'orthographie qui a subi la sélection darwinienne des clercs puis du peuple qui l'ont fixé et ne le modifiez pas de façon arbitraire.