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Soumis par Sadik le 3 avril 2018 à 17 h 37

En tant qu'Amazighe (Berbère) du Maroc qui a souffert de la marginalisation et de la discrimination linguistique à l'école, dans les institutions publiques et privés et même parfois dans l'espace publique, j'ai appris qu'« une langue en plus, c'est un homme en plus ». Cela veut dire que parler une langue, c'est vivre une culture. Et vivre une culture, c'est avoir une autre vision du monde ou au moins connaître celle-ci et la respecter. J'ai appris également que sa langue maternelle en souffrant, elle devient une veilleuse qui nous éclaire et nous aide à retrouver le vrai sens de la vie : celui d'apprendre à vivre ensemble.